
Le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko fait l’objet de deux enquêtes ouvertes par le parquet de Paris le 2 avril 2026, après des propos tenus fin mars sur CNews. La première enquête concerne des “injures publiques” à caractère raciste, la seconde vise le cyberharcèlement sur X “en raison de sa couleur de peau”.
Deux enquêtes ouvertes par le parquet de Paris
Le parquet de Paris a confirmé l’ouverture de deux procédures judiciaires distinctes. La première enquête pour “injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion” fait suite à une plainte déposée par Bally Bagayoko. Le préfet de Seine-Saint-Denis s’est constitué partie civile dans cette affaire. Les deux enquêtes ont été confiées à l’OCLCH (Office central de lutte contre la haine en ligne).
Propos polémiques lors de l’émission “100% politique”
Les faits remontent aux 27 et 28 mars 2026, lors de l’émission “100% politique” sur CNews. Le psychologue Jean Doridot avait comparé le maire à un chef de tribu, évoquant “l’homo sapiens” et “nos ancêtres chasseurs-cueilleurs”. Le lendemain, le philosophe Michel Onfray avait qualifié Bally Bagayoko de “mâle dominant” après que ce dernier ait appelé à faire “allégeance” suite à son élection.
Cyberharcèlement massif sur les réseaux sociaux
Selon le ministère public, les propos diffusés sur CNews ont déclenché “une multiplication de commentaires ciblant la victime en raison de la couleur de sa peau” sur le réseau social X. Cette campagne de haine fait l’objet d’une enquête séparée pour cyberharcèlement. L’Arcom a également été saisie de cette affaire concernant la chaîne du groupe Bolloré.
Contexte
Bally Bagayoko avait été élu dès le premier tour des élections municipales à Saint-Denis en 2026. Depuis sa prise de fonction, le maire LFI fait face à une campagne de désinformation et de harcèlement relayée par l’extrême droite sur les réseaux sociaux. Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de tensions politiques et de montée des discours racistes dans les médias français, particulièrement sur certaines chaînes d’information en continu.
Réactions et condamnations
Selon plusieurs responsables de La France insoumise, ces propos constituent des “injures racistes caractérisées” qui rappellent les heures les plus sombres de l’histoire française. Les associations antiracistes dénoncent une banalisation du discours raciste dans certains médias. D’après les observateurs des médias, cette affaire illustre la dérive éditoriale de certaines chaînes d’information qui multiplient les polémiques à caractère discriminatoire pour faire de l’audience.
Questions fréquemment posées
Quelles sont les enquêtes ouvertes contre les propos sur Bally Bagayoko ?
Deux enquêtes ont été ouvertes par le parquet de Paris : une pour injure publique à caractère raciste suite aux propos tenus sur CNews, et une autre pour cyberharcèlement sur X en raison de sa couleur de peau.
Qui a tenu les propos controversés sur CNews ?
Le psychologue Jean Doridot et le philosophe Michel Onfray ont tenu des propos polémiques les 27 et 28 mars 2026 lors de l’émission “100% politique”, comparant Bally Bagayoko à un chef de tribu et à un “mâle dominant”.
Quelles sont les suites judiciaires possibles ?
Les deux enquêtes ont été confiées à l’OCLCH. Le maire a déposé plainte et le préfet de Seine-Saint-Denis s’est constitué partie civile. L’Arcom a également été saisie concernant CNews.
Qui est Bally Bagayoko ?
Bally Bagayoko est le maire LFI de Saint-Denis élu dès le premier tour des élections municipales de 2026. Il fait l’objet depuis son élection d’une campagne de harcèlement sur les réseaux sociaux.
