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Liban: les morts de guerre privés de sépulture familiale

Liban: les morts de guerre privés de sépulture familiale

Au Liban, les familles de victimes du conflit en cours se heurtent à l’impossibilité d’enterrer leurs morts dans leur région d’origine, les bombardements ayant rendu inaccessibles de nombreuses zones depuis octobre 2023. Plus de 3 500 civils libanais ont perdu la vie dans les combats selon le ministère de la Santé libanais.

Des familles contraintes à l’exil funéraire

Les hostilités qui opposent le Hezbollah aux forces israéliennes ont transformé le sud du Liban et la banlieue sud de Beyrouth en zones de combat. Les familles déplacées ne peuvent plus retourner dans leurs villages ancestraux pour y enterrer leurs défunts selon les traditions musulmanes et chrétiennes qui exigent une inhumation rapide. Les autorités locales recensent 1,2 million de déplacés internes depuis l’escalade du conflit.

Les cimetières de fortune se multiplient dans les zones d’accueil des réfugiés internes. À Beyrouth et dans la plaine de la Bekaa, les municipalités ont ouvert des parcelles d’urgence pour accueillir les dépouilles en attendant un hypothétique retour au calme. Ces inhumations temporaires créent un traumatisme supplémentaire pour les familles endeuillées.

Contexte

Cette situation s’inscrit dans l’escalade du conflit israélo-libanais qui a débuté le 8 octobre 2023, au lendemain de l’attaque du Hamas contre Israël. Le Hezbollah a ouvert un front nord en soutien à son allié palestinien, provoquant des échanges de tirs quotidiens puis une offensive terrestre israélienne au sud-Liban. Les bombardements intensifs ont particulièrement visé les bastions du mouvement chiite, contraignant des centaines de milliers de civils à fuir leurs foyers.

Pensées et évaluations

Selon Maha Yahya, directrice du Carnegie Middle East Center, “cette tragédie humanitaire s’ajoute aux multiples crises que traverse le Liban depuis 2019, créant un traumatisme générationnel dans les communautés les plus touchées”.

Pour Ahmad Fatfat, ancien ministre de l’Intérieur, “l’impossibilité d’enterrer les morts selon les rites ancestraux constitue une violation supplémentaire de la dignité humaine dans ce conflit”. Les ONG internationales présentes sur le terrain confirment cette détresse particulière des familles endeuillées.

Le représentant de l’UNICEF au Liban, Edouard Beigbeder, souligne que “les enfants déplacés sont particulièrement traumatisés par ces cérémonies funéraires improvisées loin de leur environnement familial”.

Questions fréquemment posées

Combien de victimes civiles compte le conflit au Liban ?

Selon le ministère de la Santé libanais, plus de 3 500 civils ont été tués depuis octobre 2023 dans les combats opposant le Hezbollah à Israël.

Combien de Libanais ont été déplacés par la guerre ?

Les autorités locales recensent 1,2 million de déplacés internes, principalement du sud du Liban et de la banlieue sud de Beyrouth vers d’autres régions du pays.

Où sont enterrées les victimes qui ne peuvent retourner chez elles ?

Des cimetières d’urgence ont été ouverts à Beyrouth et dans la plaine de la Bekaa pour accueillir temporairement les dépouilles des victimes déplacées.

Quand a commencé l’escalade du conflit israélo-libanais ?

Le conflit s’est intensifié le 8 octobre 2023, lendemain de l’attaque du Hamas contre Israël, quand le Hezbollah a ouvert un front nord en soutien.

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